>Formant le quart nord de la ceinture tassilienne qui entoure le Hoggar central, le Tassili n’Immidir constitue une citadelle de grès difficilement pénétrable. Denise a mené en 2007 et 2008 deux grands périples de trois semaines qui ont permis à la caravane de pénétrer au cœur du haut plateau de l’Immidir.
« Il ne faut pas se cacher que l’Immidir est un univers rude. Ce n’est pas un désert de dunes, mais un pays de roche, de gorges surmontées de hautes falaises, de grands plateaux pierreux. L'ambiance y est austère. Malgré cette austérité, quel plaisir d'aller de découverte en découverte, tantôt dans un univers entièrement minéral, tantôt le long d'un vrai ruban aquatique. C'est une région dans laquelle on peut encore découvrir de nouvelles peintures rupestres, vestiges d'un temps où les hommes y nomadisaient encore ».
Canyons profonds et tortueux, plateaux désertiques, champignons et forêts de pierres, gueltas secrètes… le paysage est typique des Tassili. C’est l’une des dernières terra incognita sahariennes. Nous avons donc décidé d'y pénétrer toujours plus profondément. C'est ainsi qu'est né ce nouveau projet d'exploration pour l'hiver 2010.
Ce sera encore un grand périple de 18 jours de marche qui débutera à Tegoulgout et qui nous mènera à la découverte de la partie sud-ouest du Tassili interne avant de se terminer à Asilal
« Oui, l'Immidir est rude, mais que c'est grandiose, que c'est beau! Et surtout, c’est sauvage. Et plus c’est sauvage, plus ça me plait ! » précise Denise. « L'Immidir continue à me faire rêver et à faire rêver ceux qui l'ont parcouru avec moi ». |