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Douceur et tranquillitéÀ cheval sur l’Europe et l’Asie, la Turquie est un carrefour géostratégique depuis des millénaires ; d’Alexandre Le Grand à Atatürk, bien des armées et des civilisations ont défendu ou conquis l’Anatolie, cette voie de passage obligée entre deux mondes.
Cette Asie, si proche, que l’on rejoint en une demie journée, offre une grande diversité de reliefs et une mosaïque de climats. L’atmosphère des villes comme des montagnes est sereine, et l’hospitalité des turcs n’est pas une légende.
Au nord, l’Anatolie est bordée par la chaîne pontique qui descend jusque sur les rivages de la Mer Noire, au sud elle est ceinturée par la chaîne du Taurus. Coiffée de volcans, sa région la plus connue est la Cappadoce. La Lycie est le versant méditerranéen de l’extrémité sud-est du Taurus.
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Turquie - Données générales
République de Turquie (Türkiye Çumhuriyeti)
Région Europe et Asie
Superficie : 781 576 Km²
Population : 65 000 000 habitants
Langue officielle : Turc
Capitale : Ankara - capitale
Chef de l'état : Ahmet Necdet Sezer
Monnaie Nationale : Livre turque (TRL)
La Cappadoce
La géologie unique de ces lieux en fit un refuge naturel pour les chrétiens en fuite. Au fil des siècles, ils bâtirent des villes et d'innombrables lieux de cultes troglodytes. Les immenses cheminées de fées faites de cendres volcaniques pétrifiées semblent défier la pesanteur, et forment de véritables labyrinthes. Les tufs, si doux à la marche, sont colorés par les oxydes de fer, de manganèse, de cuivre ou de cobalt. Dans les canyons déserts, les ermitages et jardins secrets semblent oubliés par la ronde des siècles. Au détour du sentier, le promeneur découvrira une source, un jardin inattendu, ou le verger des Hespérides... Le silence qui règne dans ces constructions intérieures est impressionnant : le cœur souterrain de cette intense vie passée semble battre encore. Ainsi l'Histoire et les paysages nourrissent-ils notre étonnement, notre curiosité.
La rencontre avec les paysans, héritiers scrupuleux d'une ancienne culture agraire que les pères de l'église avaient su inventer pour coloniser ce désert, est toujours un moment de partage et de bonne humeur.
Cet randonnée est entièrement itinérante, sans transport intermédiaire ; ceci n’est possible que grâce aux deux nuits que nous passons en bivouac, dans des lieux exceptionnels.
Le Taurus – La Lycie
Cette longue chaîne est contemporaine de la surrection des Alpes, dont elle en a certains caractères : basses vallées cultivées dominées par de belles forêts à essences mixtes ; au dessus les croupes et vallons herbeux sont dominés par quelques sommets gardant tard leur calotte étincelante léguée par l’hiver. Ces montagnes forment une barrière entre le plateau anatolien et les rivages de la Méditerranée. L’eau est partout présente : sources fraîches, ruisseaux et torrents serpentent sous les arbres ou creusent des gorges profondes, font tourner de petits moulins à céréales. L’arrivée sur la côte de Lycie est un ravissement aux allures de Paradis. La navigation à bord d’un caïque agréable dans les eaux cristallines de Lycie est le complément indispensable à une randonnée itinérante dans les montagnes.
Les turcs dans l’histoire
Ils ne sont pas originaires d’Anatolie mais de l’Asie centrale au sud du lac Baïkal. Ils forment cinquante tribus de pasteurs-guerriers qui parfois se regroupaient en confédération pour migrer. Mis assez tôt en présence de l’Islam, ils se convertirent partiellement au cours du VIII âme siècle. Durs au froid, infatigables comme leurs chevaux, archers diaboliquement précis, leur valeur militaire est bien vite reconnue et ils vont remplacer les Perses comme mercenaires auprès du Calife de Baghdad (vers 860).
Le premier état turco-musulman est fondé en 977 à Ghazna (Afghanistan), il s’étendra bientôt jusqu’à l’Indus. Plus au nord, en Transoxiane, se crée un deuxième état turc islamisé des Karakhanides. A l’ouest de ce dernier vivaient les tribus Oghouz, ancêtres des tribus seljoukides.
Seljouk, noble guerrier de ce clan, entreprit la Guerre Sainte aux tribus turques voisines et païennes. Un de ses deux fils :Tugril Bey, annexa Ispahan en 1050 et cinq ans plus tard entra dans Baghdad s’imposant comme protecteur du Calife qui lui donna le titre de Sultan "Al mashriq ve al maghrib" (de l’est et de l’ouest) avec la mission de conquérir les territoires qui n’obéissaient pas à son Califat.
En 1063, et à la mort de son oncle, Alp Arslan partit en campagne contre la Syrie, la Palestine et l’Egypte. Pour assurer ses arrières, il annexa le royaume d’Arménie. Inquiet, l’empereur de Constantinople : Romain IV Diogène, se porta vers l’est à la rencontre des Turcs et se fit battre à Malazgirt près du lac de Van. Les portes de l’Anatolie se trouvaient grandes ouvertes. Alp Arslan confie à un de ses cousins, Süleyman Shah, la mission d’achever la conquête. La horde traversa l’Anatolie de bout en bout s’emparant de Brousse en 1075. Trois ans plus tard, s’étant créé un petit royaume allant jusqu’à Nicomédie (Izmit), il se proclame Emir. Son successeur, Kiliç Arslan (lion à l’épée) mettra en déroute les bandes dépenaillées de Pierre l’Ermite, mais l’année suivante, les "barons" de la première croisade s’empareront d’iznik.
En effet, la déroute byzantine, la conquête de l’Anatolie, l’occupation des Lieux Saints vont affoler l’Occident qui, pendant deux siècles et neuf croisades, va essayer de récupérer et conserver ces Lieux Saints. Les Turcs se retrouvent donc à l’ouest avec deux ennemis : les Croisés et les Byzantins, à l’est , depuis 1074, avec des "frères" concurrents : les Turcomans du puissant Emirat Danismendide qui occupent les hauts plateaux avec Sivas et Kayseri.
Malgré ces oppositions les Seljoukides vont créer un puissant royaume. Le sultan Mas’ûd fera de la romaine Ikonium sa capitale : Konya. Son successeur, Kiliç Arslan II (1155-1192 ) , soumet les Danismendides et toutes les régions du centre et de l’est. Ils seront au siècle suivant, victorieux des Grecs de Trébizonde et des Arméniens de Cilicie. Keyhosro Keykavus mort tuberculeux à trente cinq ans puis son jeune frère, Alaedin Keykubad Ier de 1204 à 1237 consolident le royaume, l’organisent, l’ouvrent au commerce international, à l’art et à l’esprit. Mais, à l’est, la menace Mongole se fait sentir. En 1242, les Mongols s’emparent d’Enzurum. Un an plus tard, l’armée turque est défaite à Kösedag. Le centre tombe et Keyhosro II se retire à Antalya sur la côte sud. Vassalisé, le royaume perdurera encore soixante cinq ans avant d’éclater en une multitude d’émirats. D’un des plus petits va émerger la Maison Ottomane.
l'Islam et ses sanctuaires
Voici, tel que les auteurs arabes nous le décrivent, le plan reconstitué de la maison de chamelier qu'occupait Mahomet à Médine. Murs de torchis, toits de palmes, à l'est une série de chambres ouvrant sur une vaste cour. La nuit, elle servait de parc à chameaux. En adaptant cette cour aux besoins du culte qu'il instaure, le Prophète va réaliser la première mosquée.
Un premier appentis fut élevé en appui sur le mur nord et sur deux rangs de troncs de palmiers. A l'ombre des palmes les fidèles venaient entendre les prêches puis, lors de la prière rituelle, face au mur nord, ils se prosternaient en direction de Jérusalem. Mahomet montrait par là même qu'il ne voulait pas rompre avec le symbole que représente pour les juifs et les chrétiens la Cité Sainte. Mais peu après les représentants de la diaspora, nombreux dans le Hedjaz, constatèrent maintes incompatibilités entre les écrits de la Thora et la révélation du Prophète, auquel ils vont dénier le rôle d'envoyé de Dieu. La rupture est consommée en 624.
Après son pèlerinage à la Mecque, après avoir chassé les juifs de Médine, Mahomet décida que la prière ne se ferait plus en direction de Jérusalem mais tournée vers la Kaaba ( La Mecque). Médine étant presque sur l'axe nord sud reliant les deux villes, on se prosternerait désormais vers le sud. Dans la cour, en appui sur le mur sud, un auvent plus large fut érigé, car la communauté avait grandie. On y adjoint une chaire. Les deux portiques se présentaient comme une structure ouverte, adaptée au climat, et dont les proportions plus larges que longues (on dit barlongue) possédaient d'entrée le caractère propre à l'espace islamique.
Dotés par le Prophète d'une loi complète, divine et humaine, de certitudes qui mettent fin aux antagonismes inter-tribaux et leur donnent un but commun, les Arabes s'engagent dans le djihad : la guerre sainte conçue comme une obligation collective et comme une voie vers le salut individuel. En 638, six ans après la mort de Mahomet, le calife Omar a déjà, dans une expansion foudroyante, écrasé les armées byzantines d'Héraclius, conquis la Palestine et la Syrie, pris Jérusalem et s'est lancé à l'assaut des Perses. Au passage de l'Euphrate, le calife fonde deux villes : Bosra et Koufa. Dans cette dernière il fait ériger, sur le modèle de la maison de Médine, la première grande mosquée hypostyle (sous colonnes). Il ne reste plus de traces de cette première, mais la formule initiale de ces grands espaces en largeur animés par une multitude de colonnes, souvent d'antiques remplois, et semblables à des forêts magiques, va connaître un succès immense et prolongé.
Citons parmi les réussites majeures : Le Caire, Damas, Kairouan, Cordoue... et pour la Turquie, plus tard et plus modestement, Diyarbakir, Sivas, Kayseri et Bursa. Mais cette formule n'aurait pas pris aussi vite, ne se serait pas développée avec une telle force, si elle n'était pas tout simplement issue de l'habitation d'origine des pasteurs arabes : la grande tente sombre à plusieurs rangées de poteaux formant comme un espace à nefs multiples. Les hommes ne conçoivent-ils pas leurs temples, la demeure de leurs dieux et même l'univers à l'image de leur maison ?
L'habitat d'origine des turcs
Turcs et Mongols de l'Asie Centrale ont vécu et vivent encore sous des tentes rondes couvertes d'épaisses plaques de feutre. La coupole montée sur une armature de perches souples est fixée au tambour : un lattis circulaire d'environ cinq coudées et renforcé de tresses de laine. A la cime, un lanterneau ouvert sert également de cheminée. Ce "shambareh" est fait d'une latte principale cintrée à la vapeur dans laquelle on taille une série de mortaises. D'autres petites lattes croisées et agrafées lui donnent une forme de coupole. Au montage, on engage le bout des perches dans les mortaises. L'intérieur, garni d'un tapis de feutre, est libre à l'exception des sacs, des ballots de la literie rangés à la périphérie, des quelques ustensiles et menus objets pendus au lattis, et du brasero placé au centre. Nulle trace du fameux mât central, toujours évoqué comme symbolisant l'axe du monde reliant les trois niveaux de l'univers chamaniste.
Ce n'est pas un hasard si l'idée d'une Terre ronde est apparue chez un peuple de navigateurs. Le cosmos est "construit" à l'image de la terre qui vous entoure et de la maison qui vous abrite. Pour les Turcs des steppes, le ciel était un dôme à l'image du feuillage de l'Arbre Sacré où du dôme parfait du mont Kaïlah, la montagne trois fois sacrée des Chamanistes, des Bouddhistes et des Manichéens. Les Turcs revendiquent une origine céleste :
les Gökmen ou Fils du Ciel. Le mot turc le plus ancien est Tengri (Dieu du Ciel) identifié dès le troisième siècle. Les chroniques chinoises rapportent que les Turcs Gök conservaient six mois les corps des défunts dans des yourtes avant de les inhumer.
La plus ancienne transposition de la tente turque et le tombeau d'Ismaïl Samanid à Boukhara, est datée de 907. Il faudra attendre plus de trois siècles pour voir s'édifier en Anatolie un sanctuaire d'inspiration typiquement turque. Cette région aura subie avant leur arrivée (en ce qui concerne l'architecture musulmane) les influences : byzantine par Omeyyades interposés, perse sassanide au siècle suivant (9ème siècle), voire arménienne deux siècles plus tard.
Après leur conquête de l'Anatolie et au fur et à mesure de leur approche de Constantinople, les Turcs se trouveront de plus en plus au contact des arts antiques et byzantins et même plus tard balkaniques et italiens. Ils sauront les incorporer en de brillantes synthèses. Mais toujours, en accord avec leur fond initial, dans une recherche d'un espace simplifié et libéré.
En Turquie, les voyages sur mesure
Au delà des voyages présentés dans ce site, le voyage sur mesure offre une autre possibilité à ceux qui préfèrent partir en famille, avec un petit groupe d'amis ou qui veulent choisir leur date de départ et la durée de leur voyage.
N'hésitez pas à nous contacter, notre savoir faire et nos idées sont au service de vos souhaits.
Infos pratiques

Formalités
Ressortissants français : passeport ou carte nationale d’identité en cours de validité.
Participants autres que français : renseignements auprès des consulats respectifs (en précisant que vous partez d’une ville française).
Santé
Aucune vaccination obligatoire.
Climat
Le climat est sec sur le plateau anatolien, mais les hivers peuvent être rigoureux. Les montagnes côtières ont un climat relativement sec sur la façade méditerranéenne.
Aérien
Vols réguliers au départ de Paris.
Départ possible de Genève, et de province, nous contacter.
Taxes
Les taxes aériennes ne sont pas incluses dans le prix de nos voyages. Pour les vols réguliers : à partir de 105 €.
Le prix ne comprend pas
= Les frais personnels et boissons, les repas des jours 1 et 7 à Ankara, et à Antalya.
= L’assurance annulation et/ou rapatriement (voir nos conditions de vente).
= Les taxes aériennes
Voyage à la carte
En famille ou entre amis (de 6 à 15 personnes ou plus), vous souhaitez un itinéraire ou des dates différents, en Lycie, en Cappadoce ou ailleurs : contactez nous !
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